Description : (exposé au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts de 1909) Auteur : Stone Richard (18 -19 ), Vizzavona François Antoine (1876-1961) négatif verre et peinture
Terre, ciel, mer et pluie Reviendra-t-elle une fois encore, Epouvantail, salle de billard Des mots qui bâtissent ou détruisent, Boue, os sec, sable et pierre Une clôture barbelée qui me fauche J'aime traîner Dans un escalier à spirale Au point le plus haut
Et moi, comme un pétard, j'explose Bougie romaine allume les lumières du ciel
Dans les rues lézardées, piétinées Bas-côté, trottoir Je te vois regarder fixement l'espace Est-ce que je me rapproche Derrière le visage
Oh… dis-moi… Charité danse avec moi Fais-moi tourner ce soir Tout en haut de la spirale de l'escalier Au point le plus haut
Diaporama, ville balnéaire Coca-cola, football, radio, radio, radio Radio, radio, radio…
Plus loin, un peu plus loin Au delà des mers Un peu plus loin Mon coeur
Plus loin, un peu plus loin Au delà des terres Un peu plus loin Ailleurs
Puisqu'on a pris le temps On tiendra la distance Puisqu'il y a des trains Toujours en partance Ce monde derrière le monde Peut-être existe-t-il Immobile
Il y a un monde ailleurs Un monde ailleurs
Plus près, un peu plus près Mon frère Plus près, un peu plus près Des barrières, des frontières Puisqu'on a pris le temps On tiendra la distance Puisqu'il y a des trains Cachés derrières nos trains Ce monde derrière le monde Peut-être existe-t-il Immobile
Il y a un monde ailleurs Ailleurs Le voyage paraît-il Peut se faire immobile Je connais des diagonales Qui transpercent des coeurs
Puisqu'on a pris le temps On tiendra la distance Puisqu'il y a des trains On prendra notre chance Ce monde derrière le monde Peut-être existe-t-il Immobile C'est sûr
Il y a un monde ailleurs Ailleurs Un monde ailleurs
Un monde ailleurs Demain Rien n'importe moins que demain Mon frère Un monde ailleurs
Là, où se rencontrent nos fantômes Plus vivants que nous-mêmes Nos âmes Là , où tu es l’autre rive Où tu es l’autre rêve A embrasser Dans l’espace entre nous Qui suffit à faire un monde à laisser passer des fleuves Qui après nous inondent Créer de nouveaux monstres Des adams et des èves Hantés par nos chimères Plus vivants que nous-mêmes Là Là, où se répètent en silence Les mots d’amour et les souffrances Lasses Là, où tu es l’autre front Où tu es l’autre femme à embrasser dans l’espace entre tout que seuls peuvent voir les fous ceux qui n’regardent bien rien ceux qui regardent bien au-dessus des abîmes où chaque être s’abime se tissent des ponts d’amour uniques entre tout là là là là là, où en fait tout se passe au plus profond de nous-mêmes là là, où seuls nos cœurs passent où nos êtres s’effacent là où nos êtres s’effacent las d’être là où nos êtres s’effacent.
Et tu sais qu'il est temps de partir Sous le verglas et la neige Au travers des champs en deuil Il y a de la lumière au loin
Et tu brûles d'envie pour le temps Un temps pour guérir, temps du désir Et ta terre défile sous Ton propre paysage de rêve
Oh, oh, oh... Sur la frontière nous courons Nous courons sans nous retourner
Je serai là Je serai là Ce soir Une grande route Une grande route qui part d'ici
Les murs de la ville se sont tous écroulés La poussière, un écran de fumée tout autour Regarde les visages labourés tels des champs qui un jour N'ont livré aucune résistance
Et nous vivons au bord de la route Sur le flanc de la colline Alors que la vallée explose Disloquée, étouffée La terre devient lasse des siens
Oh, oh, oh...Sur la frontière nous courons... Et nous courons toujours Nous courons sans nous retourner Je serai là Je serai là Ce soir Ce soir
Je serai là ce soir...Je crois Je serai là...d'une manière ou d'une autre Je serai là...ce soir Ce soir
Le vent éclatera en hiver Cette déflagration, valse d'éclairs Aucun mot prononcé, juste un cri...
Ce soir nous construirons un pont Au dessus de la mer et de la terre Vois le ciel, la pluie brûlante Elle mourra et revivra Ce soir
Et ton coeur bat si lentement Sous la pluie et la neige tombée Au travers des champs en deuil Il y a de la lumière au loin
Oh ne t'en fais pas, non ne pleure pas Car ce soir, enfin Je rentre à la maison Je rentre à la maison
Dans la mythologie grecque, Charon était le fils d'Érèbe (les Ténèbres) et de Nyx (la Nuit), il était un passeur d'âme qui, contre une obole, faisait traverser le Styx ou Achéron (le fleuve de l'enfer) aux âmes des défunts vers le séjour des morts. Pour plus d'informations et pour plus de références littéraires.
La chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres. Fuir! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres D'être parmi l'écume inconnue et les cieux! Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe O nuits! ni la clarté déserte de ma lampe Sur le vide papier que la blancheur défend Et ni la jeune femme allaitant son enfant. Je partirai! Steamer balançant ta mâture, Lève l'ancre pour une exotique nature! Un Ennui, désolé par les cruels espoirs, Croit encore à l'adieu suprême des mouchoirs! Et, peut-être, les mâts, invitant les orages Sont-ils de ceux qu'un vent penche sur les naufrages Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots... Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots!